samedi 26 janvier 2013

L'Editorial de Gilbert CORBIERES.
Directeur de la rédaction.
L’Information et …nos guerres.

Mali, Afghanistan…des endroits où ça bouge et où la France est « engagée » par ses différents gouvernements successifs, des endroits d’où l’information nous arrive avec parcimonie. « Nous n’avons plus d’image…(sous entendu) nous n’avons plus d’information » ai-je entendu à la radio ce jour. Homme d’image, j’en ai approuvé le constat, tout en espérant cependant une réponse du journaliste qui occupait les ondes ; cette réponse n’est pas venue, dommage, car bien au-delà des images, il y a les reportages radios et écrits. Mais là aussi, rares, sont les informations qui nous parviennent ... Autres temps, autres mœurs dans les guerres où les otages - nouvelle option de la guerre contemporaine - sont de plus en plus utilisés. Est ce la crainte de se retrouver avec ces problèmes là à gérer ? Est-ce la crainte que nos journalistes ne révèlent que les guerres ne sont pas aussi « propres » que ce que l’on aimerait nous le faire croire ? Nul ne peux plus être dupe quant on regarde la liste des soldats français morts aux combats et la liste des otages français à travers le monde. « L’image » n’est donc plus avec l’argent que la seule valeur qui anime nos sociétés ? Contrôle de l’information à tout prix au risque de la désinformation et donc de la manipulation des masses ? Crainte que l’information qui ne ressorte de leurs reportages soit les derniers mots du livre d’Hervé Ghesquière 547 jours « La vérité , il faut le dire, c’est que gagner une guerre en Afghanistan, c’est impossible. » Pourquoi donc contrôler et museler ainsi nos journalistes, le journalisme, et donc la possibilité d’accéder a une véritable information qui puisse donner en toute connaissance de cause le droit du tout à chacun de se forger une opinion? Images, radios, écrits, tous sur le terrain, c’est à chacun des journalistes, femmes et hommes, de pouvoir choisir d’y aller ou pas et surtout de nous fournir des enquêtes et contre-enquêtes en ayant la possibilité d’aller voir s’ils le choisissent des deux côtés. Guerre d’informations ou guères d’informations, où en sommes nous vraiment ??? G.C.

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